Les Crabes Cramés, écurie de mollusques à 2 ou 4 roues

28 février 2019

Juste un crabe

Puisque c'est tout de même la thématique...

Ca ne remplace pas le leatherman qu'on a (presque) tous, ni même le victorinox de nos années scouts,

mais ça fait joli sur un bureau !!

(et pour ouvrir les bières c'est bien suffisant)

20190107_152823[1]

Posté par tpages à 17:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]


30 janvier 2019

L'Alfa Romeo Montreal

Papa, une histoire, une histoire !!

belle photo plaque masquee light3

Il était une fois un petit garçon dont le père possédait une berlinette. Une vraie A110, la bleue. En plus, c’était la 1600, mais cela, le petit garçon n’en avait même pas conscience. Une Berlinette bleue, c’était déjà parfait. La belle histoire d’un achat en 2ème main sur la place de la Concorde ajoutait un peu de fascination dans ce bijou de famille.

Le petit garçon grandissait, la Berlinette vieillissait, couvée de loin par son propriétaire expatrié.

Devenu papa à son tour, avec en poche de quoi investir dans un rêve inutile, notre ami se mit désormais en quête d’une chimère, pour satisfaire ses obsessions. 

Elles étaient belles ces années où ces rêveries étaient autorisées : on pouvait s’acheter une voiture noble, produite à moins de 4000 exemplaires, vrai morceau d’histoire, pour le même prix qu’une citadine sans charme d’occasion.

Les fluctuations délicates du marché de la voiture de collection méritent (et ont eu, sur d’autres supports), de sérieuses analyses, on ne va donc pas d’y étendre.

Restait donc à trouver le bon modèle.

La vie, « c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent une destinée…. Parce que quand on le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. » (monologue d’Otis, Astérix et Obélix mission Cléopatre, merci encore Alain Chabat).

La belle Monty était en sommeil en pays de Retz. Un historique moyen, qui la rendait abordable. Un moteur qui tournait, mais un embrayage qui ne permettait pas de tester le reste. La promesse de quelques ennuis, la promesse de nombreuses émotions. Même sur son camion plateau, en direction d’un sorcier qui la remettra proprement en route, elle avait l’air méchante.

Les promesses ont été tenues : elle a très vite rugi, glissé, brillé.

Elle avait ses humeurs… Il a fallu comprendre pourquoi elle ne démarrait jamais à tiède, pourquoi son train arrière n’accrochait jamais sur un goudron humide, pourquoi elle tombait si souvent en panne d’essence… Les voitures n’ont pas d’âme, ce sont des objets. On peut les casser, les reconstruire. Modifier leurs caractères en changeant un train de pneus, de rotules…. Mais les vieux rouages ont leur patine, leurs défauts, et on aime parfois plus ce vieux jeu d’amortisseurs qui faisait mal au dos, mais donnait une impression de voiture de courses !

Je vous laisse trouver à travers le net et la presse spécialisée tous les essais d’Alfa Montreal, je n’ai pas le talent de pilote d’essai ni de journaliste pour retranscrire ces sentiments.

En revanche, si le modèle vous intéresse, je vous assure qu’il est généreux en sensations, et que cette voiture bénéficie d’une communauté de propriétaires extraordinaires. Regroupés sur un forum très ouvert (http://alfa-montreal.clicforum.fr/index.php), ils partagent sans réserve leurs meilleurs fournisseurs, meilleures améliorations apportées à leurs voitures. Sans penser à la plus-value qu’ils pourraient assurer à leur exemplaire comparativement aux autres, mais au contraire dans l’idée de redonner son heure de gloire à un modèle longtemps mal aimé.

Vous ne serez jamais seul au volant de cette bébé Miura !

red monti

toits de monti

Posté par tpages à 16:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Harley du fiston

Pour le plaisir de partager, pour le sourire que je vous devine, pour vous donner des idées…

Je vous présente la Harley de Romi. Très écolo, il se murmure qu’elle a inspiré les équipes de Milwaukee dans leurs réflexions pour leur prochaine gamme électrique.

Vous remarquerez un châssis assez traditionnel en bois de base, certainement dessiné par un orfèvre en mécanique de précision motocycliste, puis recopié par quelque industriel d’un autre continent.

Indéniablement, cette structure garantit une excellente rigidité. Toute la puissance de l’engin est ainsi exploitée : chaque coup hargneux de mollet sur le bitume est retranscrit à la roue arrière sans aucune déformation du châssis, autorisant des reprises de gaz violente en sortie de virage, sans risquer les sorties de routes, ni perte d’adhérence intempestive.

Vos yeux de lynx auront remarqué l’ajout d’un demi carénage en fibre de carbone de contre-plaqué. A la différence des Ducati SS (que nous respectons, voire idolâ

romi s bike

trons, même si Guiom s’est débiné), c’est la partie basse du démi carénage qui a ici été installée. La position de conduite a dicté ce choix extrêmement rare dans la production motocycliste actuelle. En plus de la protection des jambes du pilote, ce choix permet la mise en avant des sponsors et autres décorations exigées par le propriétaire.

Autre pièce maîtresse de la bête : son réservoir. En aluminium de plastique, moulée en 2 morceaux qui embrassent le cadre, elle est d’une provenance gardée secrète, mais que les amateurs de stylos plumes fabriqués en Loire Atlantique reconnaitront peut-être. Enfin, sans doute pas, mais cela importe peu.

Alors, qui nous fera concurrence à la crèche ??

Posté par tpages à 16:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 janvier 2019

La deuxième vie du premier engin (le retour de la mort de la fin)

L'inscritption au Café Racer Festival 2016 à Monthléry étant acquise, il fallait maintenant adapter la monture.

Sans vous faire un inventaire à la prévert, sachez que toutes les modifications ont été faites de façon réversible. Rien n'a été coupé, scié, supprimé... En une nuit, la machine peut redevenir la jaune qu'elle était. La boucle arrière a été conservée, juste habilement camouflée sous une selle pas prévue pour Honda, mais qui fait parfaitement l'affaire (merci Atlantic Retz'alisations, devenu depuis https://arp-motocycles.fr).

WP_20160510_001

Remplacement des échappements, de la boite à air (et donc des gicleurs), du réservoir d'huile, du guidon, cales pieds... Rien de révolutionnaire, aucune prétention de préparateur professionnel. La roue du moulin tourne toujours grâce aux mêmes poneys, les kits Sapètoku n'étaient plus disponibles.

Le montage s'est achevé à 2 heures du matin, le samedi du roulage. Cela ne pouvait pas se passer autrement !

Le résultat est comme espéré. Inconfortable, bruyant, racé, personnel, vintage, rat's, et il reste toujours un dernier quelque chose à faire ou refaire. Il y a fort à parier qu'une troisième vie lui pende au nez !

CF Festival 2016

 

 

Posté par tpages à 10:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Le premier engin de l'écurie : un bon vieux 4 pattes

La moto de T. Achetée à un forban sur une bourse ariégeoise dans les années 2000. La Honda ne l'a pas quitté depuis, peut-être ne partira-t-elle jamais.

Elle avait sa belle couleur vieil or. Ses 4 pots. Le deuxième disque avant optionnel. Toutes les pièces étaient là. Presque toutes fonctionnaient. Evidemment, elle avait quelques défauts esthétiques : le jour de la vente, le vendeur avait glissé dans un rond point ! Certaines pièces faisaient patchwork entre K2 et K6, mais son moteur tournait très bien. Et puis mince, un 4 pattes, ça reste un 4 pattes! Le vrai, la 750, celle qui a révolutionné la moto. Donc on décide, soit on achète les bouquins qui en parlent, soit on en achète un. C'était plus facile en 2000 qu'en 2018 (saleté de spéculation!), donc zou, T a franchi le pas (et dans le même temps sauté dans le vintage, qu'on n'appellait pas comme cela à l'époque, on achetait juste une vieille moto...).

WP_20150824_007

 

Plusieurs années de plaisir à son guidon, en solo, en duo. Quelques tours de pistes du circuit Candie à Toulouse (ça devrait en faire sourire quelques uns), puis un jour, l'envie de passer à autre chose.

En fait, l'envie de participer au Café Racer Festival 2016 avec un engin sportif. Digne de tourner sur l'anneau de Monthléry. Digne d'être posé à côté d'autres mythes mécaniques.

Mais a-t-on le droit de bricoler un 4 pattes en 2016 ? En 1978, certes, personne ne se retenait. Le Joe Bar Team (et nos pères) nous le rappellent tous les jours. Mais en 2016, on se met à parler de moto mythique, de respect de la légende... Et puis celle là, elle est complète, elle est jolie... Peut-être mériterait-elle à l'inverse une "restauration", ou pour le moins rester stock, et que le projet doit se faire sur une autre base. L'excellentiscime mécanicien Philippe Linard (Multi-Moto à Brains) accepte de la prendre en dépôt vente. Mais déjà sur les 20 kilomètres qui séparent T de Multi Motos, le bon fonctionnement du moteur instille quelques doutes. Vraiment, il marche bien! Deuxième couche avec Philippe (Loulou), qui aura vite fait d'expliquer que cette moto supposée si parfaite ne se vendrait pas autant que la somme nécessaire au financement d'un joli projet. Le mythe supposé n'est finalement pas si sacré.Et diable, nos pères osaient bien les tronçonner !

Décision fut donc vite tranchée : elle allait me rester et devenir le café racer de Monthléry.

J'avais 6 mois devant moi pour en faire "la belle bleue" que vous découvrirez prochainement...

Posté par tpages à 09:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

06 janvier 2019

Pourquoi ce nom "Les crabes cramés" ?

La question m'a été posée plusieurs fois, c'est avec plaisir que je vais vous en conter la génèse :

Tout d'abord, l'idée était d'être plusieurs. Une bande. Il nous fallait donc un nom au pluriel.

Ensuite, on n'avait pas de prétentions sportives très établies. On ne sera pas la Racing Ouest Team (le ROT). On ne ne se prend pas pour des pilotes, ni des collectionneurs, ni des barbus gras tatoués, ni des hipsters (les mêmes que précédemment, mais qui vont chez le coiffeur) ; pas de sectarisme sur les engins, des cylindrées, de nombre de cylindres, même le nombre de roues est ouvert !

Par contre, on vit nos aventures mécaniques avec le sourire, avec de l'engagement, avec de l'envie et de la légereté. Les têtes brulées, sélectionnées pour leur manque d'intelligence et d'expérience, pouvaient être une inspiration. Les crabes cramés seront leur écho.

Pourquoi un crabe ? Parce qu'il est rouge, comme 2 des engins fondateurs de l'écurie. Parce qu'il ne roule pas droit, comme un certain nombre de membres de l'écurie. Parce qu'on l'aime bien, avec de la mayonnaise maison. Parce qu'il est fier et costaud, mais si tendre à l'intérieur...

Pourquoi le cramer ? Pour résonner avec les têtes brulées, sans doute. Et parce qu'en le cramant, nous soutenons les causes et associations officielles et sérieuses contre le cancer, comme l'association Cerhom : la fin du cancer, le début de l'homme (www.cerhom.com).


Les plus gourmands ne manqueront pas de relever qu'un crabe n'est pas un mollusque. Oui, on le sait... Mais une "écurie de crustacés à 2 ou 4 roues", ça sonnait nettement moins bien que mollusques. Un mollusque, on sait que ça se traîne, un crustacé (mal cuit) peut être beaucoup plus rapide. Jean Michel Apeupré est passé par là (merci Kad & O), et zou c'est parti.

 

crabes 20

Ensuite, c'est ma copine Mélo (http://tirelachevillette.com/) qui s'est chargée de nous donner notre très sérieuse identité visuelle. Juste pour le plaisir de tirer quelques stickers, qui cacheront quelques points de rouille sur une vieille merco de dealer, ou sur un logo yamaha malheureusement peint en biais sur un réservoir... Je ne dévoilerai pas les autres défauts camouflés grâce à ces stickers, ça ne se fait pas de balancer les copains, surtout si la moto est italienne.

Vous savez tout !

 

Posté par tpages à 18:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

04 décembre 2018

Premier post !

Après quelques mois d'existence de notre joyeuse confrérie, une conversation avec une amie blogueuse m'a convaincu de l'utilité potentielle du blog.

Pas pour recruter de nouveaux membres : à l'image de l'équipe de rugby dont les fondateurs des Crabes Cramés sont pour beaucoup issus, cette bande de copains est une république bananière à laquelle on ne postule pas. 

On est de la bande, ou on en est pas. Cela ne se décide pas, cela ne se demande pas, cela se fait, ou pas.

Et s'il y a un doute, alors un pouvoir de décision omnipotent et de véto injuste, qui n'aura pas à être expliqué, pourra être appliqué.

Ce pouvoir est le mien, et m'appartient pour 3 générations. A ma disparition, il sera soumis aux votes des nouvelles générations de l'ensemble des membres fondateurs.

 

Donc, je rembobine, pourquoi ce blog ?

 

Notre WhatsApp est utile et pratique au quotidien pour les bêtises du jour, les messages urgents et les vannes des copains.

Par contre, pour partager des idées de fond, faire découvrir les éléments qu'on voudrait partager, les outils testés, balades et sites visités, et encourager d'autres à vivre leurs propres rêves, au delà de notre petite communauté, pourquoi pas ?

Ce blog n'a pas vocation à être public. Il est fait par et pour la bande de potes qui le compose. Si vous le découvrez par hasard, on vous accueille avec plaisir, mais ne voyez rien ici de narcissique ou d'exhibitionniste. On veut juste se raconter nos histoires, car les années nous ont parfois éloigné les uns des autres.

NB : les commentaires bienveillants (même si contradictoires !) sont les bienvenus. En revanche, les commentaires désobligeants des non membres seront supprimés sans pré-avis, et je ne perdrai pas de temps à répondre aux messages désagréables.

L'objectif est de partager une passion, pas de se faire insulter par des jaloux ou mal lunés. Si le blog révèle trop de médisants, il sera fermé et le groupe retrouvera sa discrétion initiale.

Merci pour votre intérêt !

 

Posté par tpages à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :